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Production, logistique, distribution : entrée dans l’ère 4.0

Par Lucie Saunois le

La transformation digitale ou industrielle des entreprises, l’optimisation des Systèmes d’Information et l’amélioration de l’expérience client sont aujourd’hui une nécessité, avec l’objectif partagé de gagner en performance… mais surtout de devenir assez agile pour être pérenne. L’enjeu est effectivement de s’adapter constamment et rapidement, alors que la société et les individus changent de plus en plus vite et que les innovations se succèdent rapidement. 3 grands axes de transformation sont au cœur de l’activité des entreprises aujourd’hui : le Manufacturing, la Supply Chain et la Distribution.

Façonner l’usine du futur

  • Industrie 1.0 – Fin du 18e siècle : production mécanique grâce à la machine à vapeur,
  • Industrie 2.0 – 1870 : production de masse grâce à l’énergie électrique et pétrolière,
  • Industrie 3.0 – 1969 : production automatisée grâce à l’électronique et aux technologies informatiques,
  • Industrie 4.0 – 2020 : production optimisée grâce aux systèmes cyber-physiques, au Big Data, à l’IoT…

L’industrie 4.0 s’articule autour d’une nouvelle génération d’usines intelligentes, connectées et robotisées. Contrairement aux précédentes révolutions industrielles, la transformation digitale de l’industrie a l’avantage de permettre aux entreprises de jouer sur différents leviers en fonction de leurs objectifs et priorités, grâce à la diversité des innovations technologiques de ces dernières années. Ces dernières sont également les clés de la mutation de l’industrie sur le long terme, pour pouvoir répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux de notre époque sans impacter la rentabilité.

L’industrie 4.0 permet, entre autres, le suivi de la production en temps réel pour une meilleure réactivité

Rentrer dans la Supply Chain 4.0

  • Supply Chain 1.0 – 1870 : débuts de la logistique civile suite à la 2e révolution industrielle,
  • Supply Chain 2.0 – 1960 : premières optimisations opérationnelles avec une démarche productiviste,
  • Supply Chain 3.0 – 1980 : phase de croissance et débuts de la coordination entre différentes fonctions de l’entreprise,
  • Supply Chain 4.0 – 2020 : optimisations poussées pour tendre vers le flux tendu avec un système unifié.

La Supply Chain a pris de plus en plus d’importance et s’est complexifiée au fur et à mesure des révolutions industrielles. Elle doit servir aujourd’hui une consommation de plus en plus massive et personnalisée, tout en répondant aux attentes de la société en matière d’écologie et de développement durable. Jusqu’à récemment, nous manquions d’outils pour faire face à cette complexité dans les approvisionnements, la gestion des stocks, l’expédition et les retours produits… mais les innovations technologiques dédiées à la transformation digitale de la Supply Chain permettent aujourd’hui de transformer ce poste de dépenses en réelle source d’opportunités.

L’exploitation des données et l’utilisation de machines permettent de gagner en productivité

Construire les modèles de distribution de demain

  • Distribution 1.0 – 19e siècle : magasins, ère du Brick & Mortar,
  • Distribution 2.0 – 2000 : montée en puissance de l’e-commerce, apparition de pure players,
  • Distribution 3.0 – 2010 : multi-canalité, plateformisation, personnalisation de l’expérience…
  • Distribution 4.0 – 2020 : commerce unifié et vision globale, dématérialisation, relation client 1to1, e-réputation…

Depuis la démocratisation du e-commerce, les habitudes de consommation en B2C comme en B2B évoluent de plus en plus vite. L’instantanéité, la transparence, la flexibilité sont aujourd’hui des éléments majeurs de l’expérience d’achat ; les valeurs de l’entreprise et les services périphériques ont presque plus d’importance que le produit ou même son prix. En associant expertise technologique et intelligence sociale, les entreprises peuvent répondre à ces nouvelles attentes en transformant leurs modèles de distribution grâce à des parcours d’achat innovants et à un écosystème actif autour de leurs marques. La seule limite à la transformation digitale de l’expérience client, c’est l’imagination des entreprises et la flexibilité de leur distribution.

L’essayage virtuel, un service mis en place par de plus en plus d’enseignes